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Planescape est à l'origine
l'un des unvivers du Jeu de Rôle plateau, AD&D
de TSR. La encore Interplay tire parti de sa licence
AD&D. Planescape est en fait un univers que permet
de faire le lien avec tous les univers de AD&D et
ils commencent à être nombreux : Darksun
(un Royaume fait de sable et de chaleur toride), Les
Royaumes Oubliés (voir Baldur's Gate), Ravenloft
(le demi plan de l'effroi où le mal règne
en maître avec comme sbire toutes les espèces
de morts vivants que l'on puisse imaginer).
Planescape à la particularité
d'être une porte à tous ces plans, je ne
retrerai pas dans les détails car les notions
de plan, demi-plan, plan éthéré
risque de faire peur aux non initiés... en espérant
qu'un jour j'ai le temps de faire une rubrique Jeu de
Rôle afin de d'expliquer tout cela calmement.
Tout peut arriver dans la cité de Sigil,
cœur de ce monde étrange puisqu'on y trouve des portails
vers d'autres dimensions. La démo commence d'ailleurs
bien fort car c'est à la morgue de Sigil que l'on ressuscite,
entouré de cadavres dépecés: monsieur à la peau de la
tête retournée jusqu'au crâne, madame es éventrée, celui-ci
cherche sa tête… On se croirait dans un cauchemar lovecraftien.
Sans m'en rendre compte, je passe même à côté du premier
compagnon d'aventure: Morte. Il faut dire que c'est
un simple crâne qui plane discrètement au-dessus du
sol. Mais il y aura par la suite d'autres compagnons
tout aussi étranges: Whailor, dont je n'arrive pas à
savoir si c'est un homme invisible en armure ou une
armure vivante, Ignus, dont le corps enflammé déclenche
des incendies involontaires et deux femmes pas tout
à fait humaines… Alors, petite tête Après quelques palabres
au cours desquelles Morte ne manquera pas d'humour macabre,
nous continuons ensemble l'exploration de la morgue,
qui s'effectue assez vite car on peut enfin courir !
Bien sûr, comme ce sont les mêmes graphistes que pour
Baldur's Gate, chaque écran de Planescape Torment est
une véritable œuvre d'art (c'est encore plus beau que
Baldur's Gate) et surtout, on découvrira parfois dans
le décor de grandes animations, comme la machinerie
de la morgue, avec ses nombreux engrenages (dans le
style de celles des "Temps modernes" de Charlot) ou
un robot géant aux bras qui jouent las marteaux-pilons.
Les personnages sont eux aussi assez bien représentés,
avec une taille presque doublée par rapport à celle
des personnages de Baldur's Gate. Par contre, il semblerait
bien qu'ils ne changent pas d'apparence en fonction
des habits ou des armes qu'ils portent, mais il faut
dire que j'imagine mal Morte avec une épée à deux mains.
Quelques zombies aux lèvres cousues et des gardiens
aux serres de Harpies à peine plus drôles contrôlent
la morgue, sans toutefois se montrer véritablement hostiles.
Les discussions avec eux sont longues et l'on peut même
faire des actions spéciales (par exemple rompre le cou
de l'interlocuteur). De plus, les autres membres de
l'équipe peuvent intervenir dans la discussion pour
donner leur avis, conseiller le joueur ou donner à la
conversation un tour différent… Cet aspect du jeu fait
beaucoup plus penser à Fallout et c'est un véritable
gage de qualité. Des sorts nouveaux et beaux La démo
étant très limitée (on ne peut pas sortir de la morgue
même si elle est sur plusieurs étages), je décide de
tuer tout le monde, histoire de voir comment fonctionne
le système des combats. A peu de choses près, c'est
le même principe que Baldur's Gate bien que l'interface
ait été améliorée: un menu flottant apparaît d'un clic
de droite à la souris, d'où l'on peut effectuer toutes
les actions (sorts, combats, carte, inventaire…). Des
informations comme les dégâts causés ou les coups critiques
apparaissent directement à l'écran. Je lance les classiques
Magic Missiles sur l'un des gardes et celui-ci explose,
le corps transformé en spaghetti bolognaise. Les autres
sorts sont tout aussi beaux et plus spectaculaires que
dans Baldur's Gate: ça pète dans tous les sens. Entouré
d'ennemis, mon personnage finit quand même par mourir
et ressuscite en conservant son expérience: décidément,
cet univers est des plus étranges ! En fait la mort
ne pose pas de problèmes puisqu'on joue l'histoire d'un
immortel qui a déjà vécu plusieurs vies, au cours de
10 000 ans d'existence. Et l'histoire sera construite
autour de cette malédiction: pas de monde à sauver,
pas de vierges à libérer, pas de trésor… Tout ce qu'il
faudra découvrir, c'est pourquoi on vous condamne à
cette résurrection éternelle plutôt que de vous laisser
rejoindre la vraie mort, l'état de non-conscience absolue
qui libère toute créature vivante du fardeau de la vie
(dixit les gardiens de la morgue…). A priori, Planescape
devrait donc ravir tous ceux qui ont fini Baldur's Gate,
et ils sont nombreux…
/15.08.99
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